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Portes ouvertes à la ferme : comment accueillir les familles et occuper les enfants ?

mouton

Une ferme qui ouvre ses portes au public, cela demande davantage de préparation qu’on pourrait le croire. Il ne suffit pas de sortir deux tracteurs, de laisser quelques animaux dans un enclos et de placer une pancarte à l’entrée. Les visiteurs viennent découvrir le travail agricole. Mais ils arrivent aussi avec des enfants, quelquefois très jeunes, qui n’ont pas forcément la patience d’écouter des explications pendant une heure. Et une exploitation agricole n’est pas un endroit où les enfants peuvent circuler comme dans un jardin public.

Il y a les machines, les bâtiments, les animaux et tous ces endroits qui servent chaque jour à travailler. Un passage entre deux hangars paraît suffisamment large pour l’agriculteur. Avec une poussette et plusieurs familles qui arrivent en même temps, cela devient autre chose. Sans parler des enfants qui aperçoivent un tracteur et veulent immédiatement aller le voir.

Une journée portes ouvertes peut permettre de faire découvrir un métier que beaucoup de personnes connaissent assez mal. Encore faut-il organiser les déplacements, les visites et prévoir quelques activités pour les plus jeunes. Car les enfants ne viennent pas avec les mêmes attentes que leurs parents. Et cela change pas mal de choses dans la préparation.

Pourquoi les agriculteurs ouvrent-ils leur exploitation au public ?

Il existe des personnes qui achètent du lait, des légumes ou de la viande sans avoir jamais mis les pieds dans une ferme. Elles connaissent le produit une fois qu’il est dans le magasin. Mais ce qui se passe avant, c’est autre chose. Le travail dans les champs, la nourriture des animaux, les récoltes et le matériel utilisé pour produire tout cela. Une journée portes ouvertes permet justement de montrer une partie de ce travail, à condition de ne pas vouloir tout faire découvrir en quelques heures.

Dans une exploitation laitière, la visite peut commencer devant les bâtiments d’élevage, continuer près des réserves d’aliments et se terminer par une présentation de la salle de traite. Mais toutes les installations ne sont pas forcément intéressantes pour le public. Certaines sont difficiles à expliquer. D’autres ne doivent pas être accessibles aux visiteurs. L’agriculteur connaît son exploitation et les raisons de chaque installation. Une personne qui découvre le métier ne voit pas nécessairement les mêmes choses.

Prenons une famille venue de Saint-Chamond ou d’une commune de la vallée du Gier. Les parents vont peut-être s’intéresser au prix des produits, aux cultures et aux conditions de travail. Les enfants, eux, regardent plutôt les animaux ou les grosses roues d’un tracteur. Il y a aussi ceux qui posent des questions auxquelles personne ne s’attend. Pourquoi les vaches ne sont-elles pas toutes dehors ? Pourquoi certaines machines ont-elles plusieurs roues ? Des questions simples, mais qui permettent quelquefois d’expliquer le métier mieux qu’un long discours.

Une autre difficulté consiste à choisir ce que l’on raconte. L’agriculteur pourrait passer une demi-heure sur le fonctionnement d’un semoir. Il connaît les réglages, les conditions du sol et les raisons qui lui font choisir telle ou telle méthode. Mais une famille venue découvrir la ferme n’a pas forcément besoin de toutes ces précisions. Montrer la machine, expliquer son utilité et à quelle période elle intervient, cela peut suffire. Les questions viennent ensuite. Et parfois elles amènent vers un sujet qui n’était même pas prévu dans la visite.

La manière de recevoir le groupe compte également. Un agriculteur qui parle en regardant uniquement sa machine risque de perdre une partie de son public. Il peut connaître parfaitement son métier sans avoir l’habitude de le présenter devant trente personnes. Cela s’apprend aussi. La façon de se tenir, de regarder les visiteurs et de commencer une explication rejoint d’ailleurs cette question du charisme et de la présence face au public. Ce n’est pas une question de faire un grand discours. Quelques mots bien placés et un objet à montrer peuvent quelquefois retenir davantage l’attention.

Faire découvrir les animaux sans perturber leur quotidien

Les animaux attirent rapidement les enfants. Une chèvre qui passe la tête à travers une barrière, un veau couché dans la paille ou quelques poules qui se promènent dans leur parcours. Il n’en faut pas beaucoup pour que les plus jeunes abandonnent ce qu’ils étaient en train de regarder. Certains veulent toucher. D’autres cherchent quelque chose à donner à manger. Mais les animaux d’une exploitation ne sont pas là pour recevoir des visiteurs toute la journée.

Un élevage possède ses habitudes. Les animaux sont nourris à certaines heures et se déplacent dans des espaces prévus pour eux. Faire entrer plusieurs groupes dans un bâtiment peut modifier leur comportement, surtout si les enfants parlent fort ou s’approchent trop rapidement. Une séparation permet au public de regarder sans déranger. Elle évite également qu’un enfant glisse la main vers un animal qu’il ne connaît pas. Car un animal qui paraît calme peut réagir brusquement.

Il y a aussi cette habitude de vouloir donner un morceau de pain ou une poignée d’herbe. Le visiteur pense faire plaisir. Pourtant, l’alimentation des animaux est organisée par l’éleveur et ne doit pas être modifiée selon ce que les familles ont apporté. Il vaut mieux l’expliquer dès le départ. Un panneau peut rappeler les consignes, mais une personne présente près des enclos reste préférable lorsqu’il y a beaucoup d’enfants.

Et puis il y a la question sanitaire. Dans certains élevages, les visiteurs ne peuvent pas entrer dans les bâtiments en raison des règles de biosécurité. Les chaussures, les vêtements et les mains peuvent transporter des agents infectieux. Selon la situation sanitaire, il peut être nécessaire de limiter la visite à certains endroits ou de présenter les animaux depuis l’extérieur. Cela ne retire pas forcément l’intérêt de la découverte. Un éleveur peut expliquer son travail derrière une barrière et montrer les installations sans faire circuler tout le monde au milieu du troupeau.

La chaleur doit également être prise en compte. Les animaux ne supportent pas tous les mêmes températures, et une journée organisée en plein été demande quelques précautions supplémentaires. Cela concerne les bêtes de l’exploitation, mais également les animaux qui pourraient accompagner certaines animations. Pour les oiseaux, par exemple, les précautions concernant les colombes en période de chaleur montrent bien que leur présence demande une attention particulière. Un animal ne doit pas rester exposé au soleil simplement parce que le public souhaite le regarder.

Le lavage des mains mérite également d’être prévu. Pas un simple robinet caché derrière le bâtiment, où personne ne pensera à aller. Un endroit accessible avec de l’eau, du savon et de quoi se sécher les mains. Les enfants qui ont eu un contact autorisé avec les animaux doivent pouvoir se nettoyer avant de manger. Et lorsque plusieurs familles terminent la visite en même temps, il faut aussi éviter qu’une longue file se forme devant un seul point d’eau.

Montrer les machines agricoles en toute sécurité

Un tracteur garé dans la cour attire souvent autant de monde qu’un enclos rempli d’animaux. Les enfants regardent les pneus, les marches et la cabine. Certains voudraient monter à la place du conducteur. Les parents sortent leur téléphone pour prendre une photo. Seulement un tracteur n’est pas un équipement de jeu, même lorsqu’il est arrêté depuis plusieurs heures.

Il peut rester des parties coupantes sur un outil attelé, un équipement hydraulique qui présente un risque de mouvement ou simplement des endroits où un enfant peut se coincer les doigts. Les machines exposées doivent donc être immobilisées et mises en sécurité, avec les clés retirées et les commandes rendues inaccessibles. Si les visiteurs peuvent monter dans une cabine, ce qui n’est pas toujours souhaitable, cela doit se faire sous surveillance. Une chute depuis les marches peut arriver rapidement.

On peut très bien montrer du matériel sans permettre de le manipuler. Une charrue ou un semoir peut être présenté au public à partir de son utilisation. Pourquoi certaines machines travaillent-elles la terre et d’autres déposent-elles les graines ? À quoi servent les grands réservoirs ? Pourquoi les roues ne sont-elles pas toutes de la même taille ? Les réponses permettent d’aborder les cultures et les saisons agricoles. Une photographie de la machine en action peut aussi aider, car un outil immobile dans une cour n’explique pas toujours son fonctionnement.

Une démonstration avec une machine en marche demande encore davantage de précautions. La zone doit être séparée du public, les distances de sécurité respectées et les mouvements anticipés. Un enfant peut se baisser pour ramasser quelque chose ou chercher à rejoindre un parent qui se trouve de l’autre côté. Il ne voit pas toujours ce qui pourrait arriver. L’agriculteur est habitué à circuler autour de ses machines, mais les visiteurs n’ont pas cette expérience.

Prévoir des ateliers autour des produits de la ferme

Les enfants aiment regarder les animaux et les tracteurs. Mais rester debout pendant toute une visite ne leur convient pas forcément. Il y a ceux qui écoutent longtemps et d’autres qui commencent à s’agiter au bout de quelques minutes. Un atelier peut changer un peu le déroulement de la journée. Et pour cela, pas besoin d’organiser une activité compliquée.

Sur une exploitation céréalière, quelques récipients contenant différentes graines peuvent permettre de commencer. Le blé, l’orge et le maïs ne se ressemblent pas. Certains enfants les reconnaîtront immédiatement. D’autres découvriront qu’une farine provient d’abord d’une plante cultivée dans un champ. Les parents participent quelquefois et ne trouvent pas toujours la bonne réponse. C’est aussi cela qui rend l’activité intéressante.

Dans une ferme laitière, l’atelier peut porter sur les étapes de fabrication du fromage. Sur une exploitation maraîchère, ce seront plutôt les légumes et les différentes périodes de culture. Il ne s’agit pas de faire apprendre aux enfants tout le fonctionnement agricole. Mais de leur montrer quelque chose de concret, qu’ils peuvent observer et quelquefois manipuler lorsque cela ne présente pas de risque.

Quelques activités peuvent être proposées :

Seulement un atelier avec cinq enfants n’a pas le même fonctionnement qu’avec une quinzaine. Certains terminent rapidement. D’autres prennent davantage de temps. Il faut donc une personne pour accompagner les participants et du matériel en quantité suffisante. Pour les activités alimentaires, les conditions d’hygiène doivent être respectées, avec une attention particulière aux allergies. Et lorsque la table est installée dans la cour, il faut également penser au vent. Quelques graines et des feuilles de papier peuvent rapidement se retrouver par terre.

Que proposer aux enfants entre deux visites ?

Une visite agricole peut durer plus longtemps que prévu. Un agriculteur répond à plusieurs questions sur l’alimentation de ses animaux et le groupe reste dix minutes supplémentaires devant un bâtiment. Pendant ce temps, les familles qui attendent commencent à trouver le temps long. Les adultes peuvent discuter entre eux. Les enfants, beaucoup moins. Ils viennent de marcher dans la ferme et voudraient déjà aller voir autre chose.

Un espace réservé aux activités peut éviter cette attente. Des jeux en bois, quelques tables pour dessiner ou des ateliers autour des produits de la ferme peuvent trouver leur place dans un endroit adapté. Mais il faut regarder le terrain avant d’installer quoi que ce soit. Une cour en pente, un sol avec des trous ou un passage utilisé par les machines agricoles ne conviennent pas. Et placer les jeux à côté d’un enclos peut déranger les animaux, surtout lorsque les enfants commencent à courir ou à faire du bruit.

Certains organisateurs préfèrent programmer une animation collective à un moment précis de la journée. Dans la Loire, faire intervenir un magicien pour enfants à Saint-Chamond peut être une possibilité pour une manifestation qui accueille beaucoup de familles. Le spectacle permet alors aux plus jeunes de participer à une autre activité, sans quitter nécessairement l’exploitation. Mais son installation demande un emplacement adapté, avec de la place pour les spectateurs et suffisamment de tranquillité pour que l’animation se déroule correctement.

Il faut notamment penser au bruit. Un spectacle avec de la musique et des enfants qui réagissent ne devrait pas être installé contre un bâtiment d’élevage. Les animaux n’ont pas à subir cette agitation pendant une heure. Une salle disponible sur l’exploitation peut être préférable. Elle permet également de se protéger de la pluie et du vent. Mais une salle ne règle pas tout. L’électricité, l’accès au matériel, l’espace réservé au public et le temps d’installation doivent être prévus avant la manifestation.

Le choix de l’animation dépend également de l’âge des enfants et de la durée disponible. Une petite représentation théâtrale ne demande pas forcément la même installation qu’un spectacle de magie. Le public ne participe pas toujours de la même manière non plus. Avant de retenir une formule, il peut être utile de comparer une troupe de théâtre et un magicien. Ce qui fonctionne dans une salle des fêtes ne sera pas nécessairement adapté à une cour de ferme, surtout lorsque les visiteurs continuent de circuler à proximité.

Certains organisateurs envisagent également un château gonflable. Les enfants apprécient généralement ce type de jeu, mais son installation ne se décide pas uniquement en regardant la place disponible. Le sol, les ancrages, la surveillance et les conditions météorologiques ont leur importance. Le vent, notamment, peut imposer l’arrêt de l’activité. Les précautions pour un château gonflable lorsque le vent se lève méritent donc d’être examinées avant de prévoir cette animation en extérieur.

Et puis les animations doivent rester à leur place. Les familles viennent d’abord découvrir le monde agricole. Ce serait dommage qu’elles passent leur journée devant des jeux ou un spectacle sans avoir réellement visité la ferme. Une activité placée entre deux visites peut être intéressante. Si elle commence au même moment qu’une démonstration agricole, les visiteurs devront choisir. Et l’organisateur risque de retrouver une partie du public d’un côté, l’autre partie ailleurs. Pas forcément ce qui était prévu.

Organiser les déplacements des visiteurs sur l’exploitation

Une exploitation agricole possède des chemins qui servent d’abord au travail. Les tracteurs passent, les remorques circulent et certains bâtiments sont accessibles par des passages assez étroits. L’agriculteur connaît tous ces endroits. Il sait où se trouvent les trous, les pentes et les sols qui deviennent glissants lorsqu’il pleut. Mais une famille qui arrive pour la première fois ne peut pas le deviner.

Le parcours destiné aux visiteurs mérite donc d’être regardé autrement. Pas seulement depuis l’entrée principale. Il faut le suivre à pied, avec l’idée qu’un enfant peut s’éloigner ou qu’une personne accompagne une poussette. Un petit passage entre deux bâtiments peut sembler pratique. Mais si le sol est irrégulier, si une machine est stationnée juste à côté ou si des visiteurs doivent se croiser, cela peut devenir compliqué.

Les zones de stockage demandent également une attention particulière. Des outils, des produits agricoles, une fosse ou un bâtiment en travaux ne doivent pas se retrouver accessibles parce qu’une porte est restée ouverte. Il ne suffit pas toujours de placer une affiche. Certaines parties doivent être fermées ou séparées physiquement du parcours. Et si un engin doit encore circuler pendant la manifestation, son trajet doit être organisé pour ne pas croiser celui des familles.

Avant l’ouverture, quelques vérifications permettent de repérer les endroits qui risquent de poser problème. Le tableau suivant reprend des situations assez courantes sur une exploitation agricole.

Endroit à vérifier Problème possible Précaution à prévoir
Cour et chemins agricoles Sol irrégulier, boue ou passage d’engins Prévoir un parcours réservé aux visiteurs
Bâtiments d’élevage Animaux dérangés et risques sanitaires Limiter les accès et installer des séparations
Matériel agricole exposé Chute, pincement ou contact avec un outil dangereux Immobiliser et sécuriser les machines
Ateliers pour enfants Attroupements et manque de surveillance Réserver un espace avec un encadrement adapté
Parking des visiteurs Voitures bloquées et accès difficiles Organiser le stationnement et garder les accès libres
Animations extérieures Vent, pluie ou proximité des animaux Prévoir un emplacement adapté et une solution de repli

Le stationnement est un autre point qui peut rapidement poser problème. Les premières voitures arrivent et se garent près de l’entrée. D’autres suivent. Au bout d’un moment, un chemin se retrouve encombré et il devient difficile pour les derniers visiteurs de passer. Sans oublier les accès qui doivent rester libres pour les secours. Un espace de stationnement identifié et une personne pour orienter les conducteurs peuvent éviter ce genre de situation.

La météo peut aussi changer beaucoup de choses. Une prairie qui permet de garer plusieurs voitures par temps sec ne sera pas forcément utilisable après une période de pluie. Il suffit que quelques véhicules commencent à patiner pour compliquer les entrées et les sorties. Il vaut mieux prévoir une solution de remplacement plutôt que de découvrir le problème lorsque le parking est déjà rempli.

Et le matin de l’ouverture, avant que les premières voitures arrivent, certaines choses méritent encore un dernier contrôle :

Ce sont des vérifications qui ne prennent pas forcément beaucoup de temps. Mais entre la préparation des animaux, le rangement du matériel et l’arrivée des premiers visiteurs, elles peuvent facilement être oubliées. Une barrière déplacée pour laisser passer un véhicule doit être remise en place. Un câble électrique installé pour une animation ne doit pas traverser un chemin sans protection adaptée. Et un emplacement prévu pour les jeux peut finalement se retrouver trop proche du parking.

Enfin, l’agriculteur ne peut pas s’occuper de tout. Il doit expliquer son métier, répondre aux visiteurs et parfois continuer certaines tâches nécessaires à l’exploitation. Une personne à l’accueil, une autre pour accompagner les groupes et quelqu’un pour les animations permettent de répartir les responsabilités. Ce n’est pas forcément une grosse équipe. Mais lorsque personne ne sait qui doit surveiller un passage ou renseigner une famille, les difficultés arrivent assez vite.

Une journée qui permet de rapprocher agriculteurs et familles

Une journée portes ouvertes ne sert pas seulement à montrer des animaux et du matériel. Elle permet aussi d’expliquer pourquoi un produit agricole demande autant de travail avant d’arriver chez le consommateur. Une personne qui achète un fromage connaît son prix. Mais elle ne pense pas toujours au temps nécessaire pour nourrir les animaux, effectuer la traite, nettoyer les installations et transformer le lait. La visite permet de montrer une partie de ces opérations, sans forcément entrer dans tous les détails.

Pour les exploitations qui pratiquent la vente directe, la rencontre peut également être intéressante. Les visiteurs ont découvert les bâtiments, posé des questions et compris certaines contraintes. Ils peuvent ensuite acheter les produits proposés, si un point de vente a été prévu. Là encore, l’emplacement a son importance. Une petite table devant la sortie peut suffire lorsque quelques personnes se présentent. Mais si plusieurs groupes terminent leur visite au même moment, le passage risque de se retrouver encombré. Sans parler des produits qui doivent être conservés au frais.

Les enfants ne repartiront pas forcément avec les mêmes souvenirs que leurs parents. L’un parlera du tracteur dans lequel il voulait monter. Un autre de la chèvre qui s’est approchée de la clôture. Certains auront découvert qu’une céréale pousse dans un champ avant de devenir un aliment. Ce sont parfois des choses assez simples, mais qui permettent de mieux comprendre ce qui se passe dans une exploitation. Il n’est pas nécessaire de transformer chaque découverte en leçon.

Après la manifestation, il reste aussi quelques questions à se poser. Est-ce que les visiteurs ont trouvé facilement le parcours ? Les enfants ont-ils pu participer aux activités ? Certains endroits ont-ils posé des problèmes de circulation ? Une visite était-elle trop longue ? Ces observations permettent de modifier l’organisation pour une prochaine journée. Pas forcément en ajoutant des animations. Quelquefois, déplacer un atelier ou raccourcir un parcours sera beaucoup plus utile.

Car une ferme reste avant tout un lieu de production. Les bâtiments, les chemins et les installations ont été prévus pour le travail agricole, pas pour recevoir plusieurs dizaines de familles. Organiser des portes ouvertes demande donc de trouver un équilibre entre ce que l’agriculteur souhaite montrer et ce que les visiteurs peuvent réellement découvrir dans de bonnes conditions.

Et puis il y a ces petites découvertes qui ne figuraient pas forcément au programme. Un agriculteur qui montre une poignée de graines, explique pourquoi une parcelle n’a pas encore été récoltée ou prend quelques minutes pour répondre à la question d’un enfant. Ce n’est pas une grande animation. Il n’y a ni matériel particulier ni spectacle à préparer. Pourtant, c’est aussi dans ces moments que les familles peuvent commencer à comprendre le métier d’agriculteur.

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